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Le projet jardins et biodiversité s’installe à Saint Jean d’Arvey

Porté par Yves Peutot, le projet « Jardins et Biodiversité » a pour but de créer un espace harmonieux favorisant la biodiversité végétale et animale et permettant de produire des plantes (alimentaires, ornementales, médicinales, aromatiques et à parfum), potentiellement commercialisables, brutes ou transformées, tout en privilégiant la sobriété en intrants exogènes et en énergie, la connaissance et le respect de la nature et le renforcement de la cohésion sociale.

Après une longue préparation en 2015, une présentation publique en décembre 2015 et un accord de principe du conseil municipal en janvier 2016, les premières cultures devraient pouvoir être installées en avril.

verger conservatoire

Objectifs

Les objectifs à moyen terme du projet sont de créer dans un même espace, un jardin verger, un jardin maraîcher, un jardin de plantes médicinales, un jardin botanique, un jardin forêt, un jardin culturel et un jardin éducatif.

Le jardin verger s’appuiera sur les arbres fruitiers existants du verger conservatoire de Saint-Jean d’Arvey. D’autres arbres fruitiers seront plantés, dont des pruniers, cognassiers et cerisiers, ainsi que divers petits fruits, dont des framboisiers, cassissiers, groseilliers.

Le jardin maraîcher permettra au projet de générer des revenus et augmentera l’autonomie alimentaire locale.

Le jardin des plantes médicinales renforcera les connaissances et l’usage de la médecine naturelle.

Le projet collectera des plantes sauvages et cultivées des environs de Saint Jean d’Arvey pour présenter son jardin botanique.

Le jardin forêt servira de réserve biologique et de terrain d’expérimentation pour lier l’agroforesterie et la vie sauvage de la forêt.

Le concept de jardin culturel mettra en valeur des pratiques de Land Art et les liens avec des artistes et écrivains. Le projet dans sa globalité a pour vocation de tisser des liens avec les riverains, les randonneurs, les écoles et organismes de formation et de recherche, et le secteur associatif spécialisé dans les domaines du vivant, de la Nature et de sa protection. Des cultures anciennes seront introduites pour présenter des pratiques ou métiers anciens.

De ce fait le projet fera émerger un jardin éducatif, type ferme pédagogique, pour favoriser l’observation, la connaissance et l’éveil citoyen aux richesses du monde vivant et les interactions entre humains, végétaux, animaux, champignons et microorganismes.

Impact écologique et aménagements

Le projet vise à renforcer l’équilibre entre cette biodiversité végétale et la biodiversité animale. Les cultures de plantes mellifères favoriseront la vie des insectes. La plantation de haies vives, autour du pré et entre certaines planches cultivées, favorisera la vie de la faune (insectes, oiseaux, petits mammifères). Le projet cherchera l’équilibre entre ses activités de production et de plantation et les biotopes des animaux sauvages qui habitent actuellement les environs. Le terrain sera converti à l’agriculture biologique.

Le projet protègera les arbres fruitiers existants contre le gibier. Leur taille privilégiera santé et robustesse.

Avant toute modification du sol et de la végétation, un inventaire floristique et faunistique sera effectué pour empêcher toute réduction de biodiversité, et procéder à d’éventuels transferts d’une zone du pré à une autre.

Le projet développera des cultures en privilégiant un large éventail de variétés dont un maximum de variétés anciennes et locales.

Le projet aménagera une petite mare (environ 10 m2) pour que cette nouvelle zone humide abrite faune et flore aquatique.

Le système écologique et économique cherchera à réduire sa dépendance aux facteurs de production exogènes (sobriété en carburant, électricité et eau, réutilisation des emballages, élaboration de préparations et engrais naturels…).

Les travaux manuels seront privilégiés. Lorsqu’un effort supplémentaire sera nécessaire la traction attelée sera utilisée avec l’aide de deux ânes. Elle permettra d’accroître la force de travail et permettra de développer les liens entre humains et animaux. En cas de besoin la petite motorisation (motoculteur) ou la grande (tracteur) pourront être utilisées avec parcimonie.

Le projet prévoit d’installer 2 tunnels maraichers pour les cultures (serres plastiques d’environ 10m x 20m chacune). Il sera possible d’augmenter le temps de culture, protéger certaines cultures fragiles et également récupérer l’eau de pluie pour irriguer par gravité.

Les cultures seront irriguées avec de l’eau de pluie. L’eau sera collectée par des bâches posées au sol 1 à 2 jours avant les pluies conséquentes. L’eau sera ensuite stockée soit dans un réservoir d’eau d’une centaine de m3 creusé en amont des cultures, soit en plaçant une ou des citernes souples et mobiles. Ce 2ème moyen semble plus flexible (citerne souple de 10 à 100m3) et ne nécessite pas de gros travaux.

Economie du projet

La production sera commercialisée via des ventes sur place, ambulantes ou à domicile (paniers et commandes), sur les marchés locaux, dans des magasins de producteurs ou autres espaces commerciaux le plus localement possible. La vente locale s’organisera dès l’été 2016 au fur et à mesure de l’avancée du projet. L’usage d’un mode doux de transport sera privilégié pour les livraisons (vélo à assistance électrique). Certaines cultures pourront être cueillies directement sur place et vendues au poids.

La diversification des activités se fera aussi par la création d’un petit atelier plein air de 30 à 50 poules pondeuses. D’autres animaux viendront se joindre au projet au fur et à mesure de son avancée, dont 2 ânes et 2 ou 3 cochons élevés en plein air.

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