Aller au contenu

L’autonomie alimentaire de Chambéry est estimée à 2,29% en 2016

En moyenne, nous ne consommons que 3 à 5% de légumes, fruits et plantes qui sont produits localement autour de Chambéry. Mais tout de même 7% de produits laitiers. Tout produits confondus, c’est 2,29% pour être précis. Ces chiffres reflètent la situation en 2016-2017 estimée par Boris Chabanel, expert en économie locales durables chez Utopies, qui classe ainsi notre agglomération en 29ème position parmi les 100 principales aires urbaines françaises.

L’autoproduction en jardin individuel : Non comptabilisée dans les études…

Pour Chambéry, ce “panier local moyen” ne serait donc pour le moment que de 2,3%. Et c’est 1,4% à Grenoble et seulement 0,8% à Annecy… Des valeurs très faibles, mais aucune des 100 plus grandes villes de France ne peut se prévaloir à ce jour d’un taux à deux chiffres. La palme revient à Avignon, avec 8,1%. On entend ici par ville leurs agglomérations étendues.

Selon cette étude de mai 2017, le degré d’autonomie alimentaire des 100 premières aires urbaines françaises serait ainsi de 2% en moyenne : La part du local dans la totalité des produits agricoles incorporés dans les différents produits alimentaires (bruts, élaborés, transformés ou cuisinés) consommés par les ménages locaux reste donc très marginale. Dit autrement, 98% du contenu des aliments consommés localement sont importés. Et la raison n’est aucunement une carence de production alimentaire sur les territoires en question, puisque dans le même temps, 97% de l’agriculture locale de ces mêmes 100 premières aires urbaines finit dans des produits alimentaires consommés à l’extérieur du territoire.

En termes monétaires, cela signifie aussi que les habitants des aires urbaines ne contribuent chacun de manière directe qu’à hauteur de 15 ou 20 euros annuels aux revenu de leurs producteurs locaux.

Cette situation a des conséquences en terme d’impact environnemental (intensité des transports routiers via les camions qui importent et exportent parfois les mêmes types d’aliments) mais aussi de lien social (perte de connexion entre ceux qui produisent et ceux qui consomment sur un même territoire).

Photo : Paniers en direct du producteur et en attente de collecte

Les conséquences ne sont bien sûr pas anodines. Cela impliquerait de réduire significativement la prédominance d’un modèle basé sur la spécialisation des territoires et la standardisation des produits. Et aussi de revisiter les modes de contrôle et de régulation des échanges. Qui décide de ce que je mange et quel prix je dois payer ?

A l’heure où un nombre croissant de territoires affichent une volonté d’accroître leur autonomie alimentaire, on comprend que l’enjeu premier est de rapprocher la production agricole locale de la demande des ménages résidents.

En attendant, cultivez votre jardin. L’autoconsommation individuelle et communautaire n’est pas comptabilisée dans cette étude. La réalité est donc moins pire que celle qu’on vous raconte.

 

Source : la note #12 d’Utopie “Autonomie Alimentaire des Villes”

www.utopies.com

 

Voir aussi :

Les villes à la reconquête de leur autonomie alimentaire

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *